Mercredi 23 mai 2007
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Les PNR: introduction générale:
7 ans après la création des parcs nationaux, le 1er mars 1967 par décret les parcs naturels régionaux sont créés. Ils sont destinés à concilier le développement
économique et la conservation des milieux et doivent promouvoir des activités d’ordre culturel, scientifique et touristique. L’initiative de cette création est du à la DATAR dont
l’objectif originel était de permettre le développement de territoires ruraux isolés et déprisés dans un souci de rééquilibrage national.
Aujourd’hui la mission des PNR est équilibrée entre la recherche de ce développement
territorial et la préservation des milieux et des paysages ce qui n’était pas concrètement le cas auparavant.
Le PNR est un territoire rural, reconnu au niveau national pour sa forte valeur patrimoniale et paysagère,
qui s’est organisé autour d’un projet concerté de développement durable. Il a pour objectif de protéger et valoriser le patrimoine naturel et culturel en mettant en œuvre une politique innovante d’aménagement et de développement économique, social et culturel respectueuse de l’environnement. Le classement, dont la fonction est d’approuver la charte est prononcé
par décret du ministère de l’environnement après adoption d’une charte constitutive négociée par les différents acteurs concernés : régions, communes, Etat, organismes publics (ONF) et
privés (CRPF)…
Contrairement aux parcs nationaux, aucune servitude ne résulte de la création du
PNR.
Le PNR ne dispose pas de moyens réglementaires lui permettant d’imposer telle ou telle décision à ses
partenaires ou à des particuliers. La charte établit un diagnostic territorial à la suite duquel une série d’objectifs à mettre en œuvre est établit. Cependant la charte n’a pas
un rôle réglementaire seulement ligne directrice.
La région joue un rôle essentiel pour définir les objectifs du parc fixés dans
la charte ainsi que pour déterminer l’organisme de gestion, lequel pouvait à l’origine un statut de droit privé (association, fondation), ou de droit public. La
plupart des parcs ont choisi la formule du syndicat mixte qui est, depuis 1995, la seule formule envisageable.
La charte n’est valable que pour une période de 10 ans à la suite de quoi elle peut
être renouvelée et modifiée.
Servant les collectivités locales à promouvoir le développement territorial il permet ainsi d’intégrer sans perturber un
intérêt écologique au développement.
Le PNR Périgord-Limousin: présentation:
Le territoire du PNR Périgord Limousin (PNR PL) est partagé entre la région
Aquitaine (Dordogne) et la région Limousin (Haute-Vienne). Il s’étend sur environ 180 000 ha dont 76 036 en Haute-Vienne et il regroupe 78 communes dont 28 en
Haute-Vienne pour une population totale de 50 000 habitants.
Ce PNR a été classé par décret le 9 mars 1998 et il établit sous un régime de syndicat
mixte de gestion.
Le Périgord-Limousin s’étend aux confins de deux assises géologiques : le bassin sédimentaire aquitain
et le socle cristallin du Massif Central. Espace de plateaux et de collines, découpé de vallées, ce territoire s’organise autour d’une ligne de crêtes, située au centre du
Parc, composée des monts de Châlus, des Cars et de Courbefy. Cette ligne de crête qui dépasse parfois 500 mètres est un château d’eau qui alimente un réseau hydrographique
dense.
Les deux assises géologiques sont séparées par une faille située sur ligne reliant Nontron à St Pardoux-la-Rivière.
Le PNR PL s’organise autour de quatre
terroirs :
-bocage limousin (nord de la carte),
-massif des feuillardiers (centre et l’ouest de la carte, il s’étend sur les
deux départements),
-plateaux du jumilhacois (est de la carte),
-vallées périgourdines (sud de la carte).
Ces terroirs représentent la diversité paysagère, la richesse en biodiversité de ce territoire.
Les deux départements séparés approximativement par la ligne de crête de Courbefy sont véritablement opposés
comme on l’a vu que ce soit par leur géologie et la pédologie mais aussi par leurs terroirs.
La Haute-Vienne et le PNR
PL:
La Haute-Vienne représente près de 80 000 ha et sa richesse en biodiversité est déjà très importante
avec de nombreux espaces protégés. De plus, on y retrouve landes, tourbières, étangs, bocage et massifs forestiers qui sont les principaux milieux intéressants sur ce territoire.
La Haute-Vienne comprend donc deux terroirs : le bocage limousin et le
massif des feuillardiers.
Au nord des monts de Châlus et de la vallée de la Tardoire, le bocage limousin est un
plateau ondulé dont l’altitude varie entre 250 et 300 mètres. Caractéristiques par ces prés ceinturés de haies de chênes, noisetiers, pommiers, pruniers et ronces qui
fournissent ainsi un habitat à diverses espèces animales.
Dominé par quelques massifs forestiers (Rochechouart et Cognac La Forêt) le bocage
s’incline peu à peu vers le nord pour plonger dans la vallée de la Vienne. Un chapelet d’étangs dont celui de La Pouge (réseau Natura 2000 et site départemental de réserve ornithologique)
abritent une faune et une flore diversifiée.
Le second terroir, le massif des feuillardiers est le cœur du Parc
géographiquement bien sûr mais aussi puisque les bureaux du Parc se situent à Abjat/Bandiat et puisque la châtaigne est un des symboles du PNR
PL.
Pays de monts, ce massif culmine souvent à plus de 500 mètres d’altitude.
Il est délimité par trois rivières : la Tardoire au nord, le Bandiat au sud et la Dronne à l’est. Il
s’incline peu à peu vers le sud en une suite de plateaux entrecoupés d’un dense réseau hydrographique et là aussi de nombreux étangs. Symbolisé par les taillis de
châtaignier utilisés autrefois par les feuillardiers pour le cerclage des tonneaux et aujourd’hui mis à mal par les plantations de résineux qui prennent très souvent la place des
châtaigniers.