Dimanche 10 février 2008 7 10 /02 /2008 20:59
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Le site de Peyrelevade est le premier site éolien du Limousin.
Le site se trouve au coeur du Plateau des Millevaches, à l'extrême nord du département de la Corrèze, à proximité de l'intersection des trois départements de la région Limousin : Haute-Vienne, Corrèze, Creuse.
Il est situé sur le territoire de la commune de Peyrelevade (la "pierre levée" en occitan)., partie intégrante de la Communauté de Communes du Plateau de Gentioux. Le site sur le lieu-dit Neuvialle, à 880 m d'altitude, adossé au versant nord-ouest du bombement boisé de la Mijoie (949 m). 

LES ÉOLIENNES:
Les caractéristiques de ces éoliennes sont les suivantes :
    
         
- Diamètre du rotor : 70 mètres
         - Hauteur du centre du rotor : 64 m
         - Puissance nominale : 1500 kW dans un vent de 13,5 m/s

Le site comprend 6 éoliennes mises en service en décembre 2004.

CONNEXION AU RÉSEAU ÉLECTRIQUE:

Les éoliennes sont raccordées sur le poste source situé sur la commune de Faux-La-Montagne à environ 12 km. Toute la production est vendue à EDF dans le cadre d'un contrat d'achat. 

Pour en savoir plus ou pour visiter ce site, suivez le lien suivant sur le site de l'association pour le développement éolien sur le plateau de Millevaches.

Retrouvez cet article sur le site:
http://www.energiespourdemain.net/


Par Jeremy - Publié dans : Géographie et environnement en Limousin
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Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /2008 17:23
Un exemple de Développement Durable : Le BedZED (Bedington Zero Energy Developement)
 
 
 
       En 2002 au sud de Londres plus précisément dans la ville de Sutton émerge une démarche HQE (Haute Qualité Environnementale) menée conjointement par la société de logement Peabody trust et par l’ONG environnementaliste BioRegional Development Group.
En effet ce quartier de type « éco-lotissement » de 1,7 hectares répond tout à fait aux trois piliers du développement durable. Ainsi il répond au respect de l’environnement puisque l’empreinte écologique est réduite de moitié. En fait le bilan carbone est de zéro, un tri des déchets est organisé de la cuisine au conteneurs, de la biodiversité est prise en compte (terrain de sport, toitures et terrasses privatives végétalisées), appareillages hydroéconomes, station d’épuration des eaux usées spécifiques, location des places de parking sauf si le véhicule est électrique, panneaux Photovoltaïques (Solaire).  
D’autre part le social, second pilier est respecté puisque 50% des logements sont destinés aux familles modestes et le reste à des foyers plus aisés.
Ensuite vient le pilier économique,il s’avère que la conception même des bâtiments permet de faire cohabiter à la fois des logements mais également des bureaux, des commerces, des activités socioculturelles (salle de sport, crèche…) et puis une collaboration avec des producteurs locaux a permis de créer un système de collecte et de livraison à BedZED de produits frais issus de l’agriculture locale. De plus le site est correctement desservi par les divers moyens de transport en commun, puisque est organisé un système de voiture citadine en autopartage ce qui favorise les échanges avec le reste du quartier.
Ainsi l’objectif est de permettre aux habitants de mener un mode de vie durable sans pour autant sacrifier à la modernité, à la mobilité et à l’urbanité.
 
Nous allons rappeler à nos internautes la notion de Développement Durable, il s’agit de répondre aux besoins du présent sans compromettre la possibilité, pour les générations futures, de pouvoir répondre à leurs propres besoins.
 
Si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet rendez-vous sur les sites suivants :
 
Les sites officiels :
Par Ali - Publié dans : Articles de géographie
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Dimanche 28 octobre 2007 7 28 /10 /2007 21:55

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Association pour l’environnement, le développement durable
et la découverte géographique basée à Aixe/Vienne.
 
Projection / Débat
 
Vendredi 30 novembre 2007 à 20h30
Centre culturel Jacques Prévert à Aixe/Vienne
 Entrée gratuite 

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L’introduction par l’Homme de la perche du Nil dans le lac Victoria entraîne une catastrophe économique et écologique mettant en péril le lac et ses riverains, le tout sur fond de trafic d’armes.
 
« Penser pour ne pas avoir à panser »
Par Jeremy - Publié dans : Acitivités de l'association
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Samedi 11 août 2007 6 11 /08 /2007 11:40

 



Après la mort de Franska le débat sur la politique de réintroduction de l'ours est relancée.
Entre biodiversité et pastoralisme, la France semble le seul endroit où la présence de l'ours pose problème.
Réagissez en laissant des commentaires dans notre communauté Ecosphère 21 ou directement sur cet article, toute position argumentée est respectable et se doit d'être exprimée. 
Par Jérémy - Publié dans : Articles sur l'environnement
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Samedi 11 août 2007 6 11 /08 /2007 11:05

 

Dans le cadre de la série d'émission de France 2 "La Terre vue du ciel" , Yann Arthus-Bertrand présente cette maison écologique mêlant procédés anciens et modernes pour une maison de 100m² à 120000 euros.
Par Jérémy - Publié dans : Articles sur l'environnement
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Mercredi 25 juillet 2007 3 25 /07 /2007 14:32

Bulletin d’adhésion à l’association Ecosphère 21 :

 

 

ECOSPHERE 21 est une association pour l’environnement, le développement durable et la découverte géographique basée à Aixe/Vienne.

 

Pour toutes informations ou voir les projets et manifestations proposés par l’association il vous suffit de visiter notre site www.ecosphere21.com.

 

Adhérer à Ecosphère 21 c’est pouvoir participer à toutes les actions menées par l’association et soutenir un projet concret d’éducation, d’information sur des enjeux majeurs de notre société et des études scientifiques et géographiques  pour le développement soutenable de nos territoires.

 

     ¨ 1ère adhésion

     ¨ Renouvellement       numéro d’adhérent :……….

 

Membres individuels :

 

¨  Monsieur          ¨ Madame          ¨ Mademoiselle

NOM :……………………………………

Prénoms :……………………………….

Adresse :………………………………………………………………………………………..

…………………………………………………………………………………………………..…………………………………………………………………………………………………..

Date et lieu de naissance :…………………………………………………………………

Profession :……………………………………………………………………………………

Téléphone :…………………………

Email :………………………………………………..

 

¨  Membre actif : 15 euros.

¨  Membre du conseil d’administration : 25 euros.

¨  Membre bienfaiteur : 50 euros et plus.

¨  Enfant de moins de 16 ans : Gratuit (fournir photocopie pièce d’identité).

 

Paiement de l’adhésion :

     ¨ Espèce.                                            ¨ Chèque à l’ordre d’Ecosphère 21.

 

  ¨ Sous réserve de disponibilité, je suis volontaire pour aider l’association dans l’organisation de ses diverses actions et manifestations.

 

¨  Je souhaite faire un don de : ………… pour soutenir l’association.

 

Fait à :…………………………………….             Le………………………………………

 

                                                              Signature :

 

 

 

Après renvoi de ce bulletin avec votre paiement et une photo d’identité, à l’adresse suivante : Ecosphère 21, 1 rue des acacias, 87700 Aixe/Vienne, vous recevrez votre carte d’adhérent ainsi qu’une photocopie des statuts et vous recevrez par la suite une invitation pour chaque manifestation de l’association.

 

 « Nous n’héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants. » Antoine de Saint Exupéry.

Par Jérémy - Publié dans : Acitivités de l'association
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Mercredi 23 mai 2007 3 23 /05 /2007 09:30
Les PNR: introduction générale:

7 ans après la création des parcs nationaux, le 1er mars 1967 par décret les parcs naturels régionaux sont créés. Ils sont destinés à concilier le développement économique et la conservation des milieux et doivent promouvoir des activités d’ordre culturel, scientifique et touristique. L’initiative de cette création est du à la DATAR dont l’objectif originel était de permettre le développement de territoires ruraux isolés et déprisés dans un souci de rééquilibrage national.
Aujourd’hui la mission des PNR est équilibrée entre la recherche de ce développement territorial et la préservation des milieux et des paysages ce qui n’était pas concrètement le cas auparavant.
Le PNR est un territoire rural, reconnu au niveau national pour sa forte valeur patrimoniale et paysagère, qui s’est organisé autour d’un projet concerté de développement durable. Il a pour objectif de protéger et valoriser le patrimoine naturel et culturel en mettant en œuvre une politique innovante d’aménagement et de développement économique, social et culturel respectueuse de l’environnement. Le classement, dont la fonction est d’approuver la charte est prononcé par décret du ministère de l’environnement après adoption d’une charte constitutive négociée par les différents acteurs concernés : régions, communes, Etat, organismes publics (ONF) et privés (CRPF)…
Contrairement aux parcs nationaux, aucune servitude ne résulte de la création du PNR.
Le PNR ne dispose pas de moyens réglementaires lui permettant d’imposer telle ou telle décision à ses partenaires ou à des particuliers. La charte établit un diagnostic territorial à la suite duquel une série d’objectifs à mettre en œuvre est établit. Cependant la charte n’a pas un rôle réglementaire seulement ligne directrice.
La région joue un rôle essentiel pour définir les objectifs du parc fixés dans la charte ainsi que pour déterminer l’organisme de gestion, lequel pouvait à l’origine un statut de droit privé (association, fondation), ou de droit public. La plupart des parcs ont choisi la formule du syndicat mixte qui est, depuis 1995, la seule formule envisageable.
La charte n’est valable que pour une période de 10 ans à la suite de quoi elle peut être renouvelée et modifiée.
Servant les collectivités locales à promouvoir le développement territorial il permet ainsi d’intégrer sans perturber un intérêt écologique au développement.

Le PNR Périgord-Limousin: présentation:

Le territoire du PNR Périgord Limousin (PNR PL) est partagé entre la région Aquitaine (Dordogne) et la région Limousin (Haute-Vienne). Il s’étend sur environ 180 000 ha dont 76 036 en Haute-Vienne et il regroupe 78 communes dont 28 en Haute-Vienne pour une population totale de 50 000 habitants.
Ce PNR a été classé par décret le 9 mars 1998 et il établit sous un régime de syndicat mixte de gestion.
Le Périgord-Limousin s’étend aux confins de deux assises géologiques : le bassin sédimentaire aquitain et le socle cristallin du Massif Central. Espace de plateaux et de collines, découpé de vallées, ce territoire s’organise autour d’une ligne de crêtes, située au centre du Parc, composée des monts de Châlus, des Cars et de Courbefy. Cette ligne de crête qui dépasse parfois 500 mètres est un château d’eau qui alimente un réseau hydrographique dense.
Les deux assises géologiques sont séparées par une faille située sur ligne reliant Nontron à St Pardoux-la-Rivière.
Le PNR PL s’organise autour de quatre terroirs :
-bocage limousin (nord de la carte),
-massif des feuillardiers (centre et l’ouest de la carte, il s’étend sur les deux départements),
-plateaux du jumilhacois (est de la carte),
-vallées périgourdines (sud de la carte).
Ces terroirs représentent la diversité paysagère, la richesse en biodiversité de ce territoire.
Les deux départements séparés approximativement par la ligne de crête de Courbefy sont véritablement opposés comme on l’a vu que ce soit par leur géologie et la pédologie mais aussi par leurs terroirs.

La Haute-Vienne et le PNR PL:

La Haute-Vienne représente près de 80 000 ha et sa richesse en biodiversité est déjà très importante avec de nombreux espaces protégés. De plus, on y retrouve landes, tourbières, étangs, bocage et massifs forestiers qui sont les principaux milieux intéressants sur ce territoire.
La Haute-Vienne comprend donc deux terroirs : le bocage limousin et le massif des feuillardiers.
Au nord des monts de Châlus et de la vallée de la Tardoire, le bocage limousin est un plateau ondulé dont l’altitude varie entre 250 et 300 mètres. Caractéristiques par ces prés ceinturés de haies de chênes, noisetiers, pommiers, pruniers et ronces qui fournissent ainsi un habitat à diverses espèces animales.
Dominé par quelques massifs forestiers (Rochechouart et Cognac La Forêt) le bocage s’incline peu à peu vers le nord pour plonger dans la vallée de la Vienne. Un chapelet d’étangs dont celui de La Pouge (réseau Natura 2000 et site départemental de réserve ornithologique) abritent une faune et une flore diversifiée.
Le second terroir, le massif des feuillardiers est le cœur du Parc géographiquement bien sûr mais aussi puisque les bureaux du Parc se situent à Abjat/Bandiat et puisque la châtaigne est un des symboles du PNR PL.
Pays de monts, ce massif culmine souvent à plus de 500 mètres d’altitude.
Il est délimité par trois rivières : la Tardoire au nord, le Bandiat au sud et la Dronne à l’est. Il s’incline peu à peu vers le sud en une suite de plateaux entrecoupés d’un dense réseau hydrographique et là aussi de nombreux étangs. Symbolisé par les taillis de châtaignier utilisés autrefois par les feuillardiers pour le cerclage des tonneaux et aujourd’hui mis à mal par les plantations de résineux qui prennent très souvent la place des châtaigniers.
Par tethys11 - Publié dans : Géographie et environnement en Limousin
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Lundi 21 mai 2007 1 21 /05 /2007 19:44
Fiche de lecture :
 
A quoi sert le paysage ? Qu’est-ce qu’un beau paysage ?
Yves Lacoste.
Hérodote, n°7, 1977.
 
Yves Lacoste, professeur de géographie à l’université Paris VIII, est surtout le directeur de la revue Hérodote. Cette revue traite de géographie et de géopolitique ce que ce numéro 7 symbolise très bien.
Si de nombreuses théories sur le paysage existent, j’ai choisi de lire celle d’Yves Lacoste en premier lieu pour sa réputation et celle d’Hérodote puis très vite car j’étais intrigué par un aspect dont on parle peu qui est rarement associé au paysage c’est l’aspect militaire et stratégique des paysages. Aspect sur lequel revient avec insistance Yves Lacoste puisqu’en fait la quasi-totalité de ce numéro y fait référence ce qui devient d’ailleurs vite trop insistant. En effet, cela est parfois répétitif tellement tout est ramené à cet aspect stratégique du paysage.
Si Yves Lacoste a tout à fait raison d’expliquer et de souligner cela, les répétitions des explications font que l’on a parfois l’impression d’être dans une boucle où l’on revient parfois sur du déjà vu. Cela dit si la forme m’a parfois gêné, le fond met en avant des idées auxquelles je n’associais pas le paysage et qui pourtant paraissent immédiatement comme des évidences. 
Dans ce numéro 7 de la revue Hérodote, Yves Lacoste s’interroge sur la notion de paysage par le biais du « beau paysage ». Son analyse se contente d’abord d’émettre quelques interrogations puis de décrire l’histoire de l’émergence du beau paysage dans les mentalités de nos sociétés en finissant par ce qui paraît être une étrange association mais qu’il démontre très bien qui est celle de la stratégie militaire et du paysage.
Concrètement pourquoi trouve t-on un paysage beau ? Est-ce par notre conditionnement social, culturel ? Probablement mais pas seulement puisque dans la plupart des cas quelque soit l’origine social et la sensibilité culturelle on s’accorde tous sur les beaux paysages et ceux qui ne le sont pas : rares sont ceux qui trouvent beau un paysage où émergent les cheminées d’une centrale nucléaire ! Donc Yves Lacoste ne se lance pas dans une analyse sociologique avec enquête à l’appui pour comprendre quels sont les beaux paysages selon les classes sociales ? Non, il prend en compte des éléments concrets comme le point de vue, le lieu où l’observateur regarde le paysage. Ces points de vue se distinguent par leur large et profond champ de vision et ce sont donc généralement des points haut permettant d’avoir une vision dégagée sur le paysage alentour. Ces points sont très importants puisque selon où est situé l’observateur le paysage change, le champ de vision s’accroît ou se réduit et donc un même paysage peut être plus ou moins beau selon ce point de vue. D’ailleurs, personne ne s’y trompe ces points de vue panoramique apparaissent maintenant sur les cartes routières et touristiques et comme le souligne justement Yves Lacoste, la spéculation foncière forte en chasse les paysans pour y installer de belles villas dont la clientèle est prête à payer cher pour la vue. Il ne s’agit donc plus seulement d’esthétique mais d’un véritable enjeu de développement territorial. D’ailleurs c’est ce que met en évidence les différentes politiques publiques de ces dernières années comme la « loi paysage » de 1993 ou la création des parcs naturels régionaux qui répondent à cette dualité entre développement territorial et protection du patrimoine naturel et paysager, dualité d’ailleurs souvent difficile à gérer car souvent les intérêts sont antagonistes.
L’intérêt que porte au beau paysage, le tourisme et/ou la spéculation foncière est accentué et véhiculé par les médias et plus largement par toutes les formes de représentation des paysages qui ont conduit à l’émergence de ce concept de beau paysage. Si les premiers paysages représentés dans l’art pictural sont des paysages créés par les peintres dans leurs ateliers c’est avec l’impressionnisme que les paysages réels apparaissent enfin et avec eux l’esthétique du paysage prend de l’importance. Mais la photographie est l’élément déclencheur de la prise de conscience de l’esthétique du paysage. Alors que pendant longtemps les géographes eux-mêmes ont décrit des paysages de carte, qui ne sont pas les paysages réels observables à l’œil nu sur le terrain, la photographie a certainement permis d’éveiller l’intérêt pour les paysages réels, concrets.
Mais l’esthétique n’est pas le seul intérêt du paysage, en effet, les officiers militaires se sont toujours intéressés aux paysages puisque théâtre d’opérations militaires et la stratégie veut que celui qui maîtrise le terrain a un avantage certain. Mais quel rapport avec le beau paysage ? Yves Lacoste le montre par des exemples concrets comme l’intérêt que j’expliquai auparavant pour les points de vue. En effet, si ces points de vue offrent à l’observateur un magnifique et vaste champ de vision, ils offrent aux militaires un point stratégique d’observation qui domine les alentours permettant et de surveiller et de se protéger avec des sites fortifiés souvent présents sur ces hauteurs.
Un exemple plus concret encore, celui d’une vaste plaine aride : celle-ci n’a bien sûr aucun intérêt stratégique puisque le terrain ne propose ni défilés ni position de surplomb pour l’observation, mais celle-ci n’a aussi aucun intérêt esthétique de par sa monotonie. Cependant si dans cette même plaine émergent des pitons rocheux alors le militaire y trouvera un intérêt stratégique et l’observateur y verra un magnifique paysage par le spectacle de ces pitons, véritables colosses de pierre au milieu de cette vaste plaine. Ces exemples valent mieux que toute autre théorie complexe car ils sont concrets et parlent à tous et mettent en évidence l’aspect stratégique du paysage et par extension son aspect géopolitique.
Par tethys11 - Publié dans : Articles de géographie
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Lundi 21 mai 2007 1 21 /05 /2007 19:42
Fiche de lecture :
 
Les profondeurs des paysages géographiques.
Armand Frémont.
L’espace géographique, n°2, 1974.
 
 
Armand Frémont dirige la collection « Géographes » chez Flammarion et une collection de manuels de second cycle chez Bordas. Il fût professeur de géographie à l’université de Caen et directeur scientifique du CNRS pour devenir enfin recteur d’académie à Grenoble et Versailles. Il a réalisé de nombreux travaux sur la région de Caen et d’ailleurs le sous-titre de cet article est « Autour d’Ecouves, dans le Parc Naturel Régional Normandie-Maine ».
Cet article allie la théorie à la pratique puisque pour démontrer sa théorie du paysage, l’auteur la concrétise par l’exemple du pays d’Ecouves et par l’enjeu de la création du parc naturel régional Normandie-Maine.
 
La vision du géographe sur le paysage c’est longtemps réduite à un inventaire détaillé des formes et éléments le composant ainsi qu’à une « chronologie régressive de leur genèse » c'est-à-dire à analyser les traces visibles dans le paysage de son passé pour comprendre ce qui a conduit au paysage actuel. Cette vision oublie l’importance aujourd’hui accordée par tous à l’esthétique du paysage ainsi que la perception, l’interprétation subjective de l’observateur, comme le dit justement l’œil qui observe le paysage n’est pas « une lentille froide ».
L’auteur s’applique à décomposer ce qui rentre en compte dans la vision qu’a le géographe du paysage en décrivant le paysage d’Ecouves.
Longtemps les géographes n’étudiaient que le milieu, c'est-à-dire le relief, le climat et la végétation. Ces éléments fondamentaux conditionnent les formes du paysage. A cela s’ajoute évidemment les activités humaines qui en utilisant ce paysage le modifie considérablement.
Cela permet déjà de distinguer différents paysages-types comme une plaine alluviale et un plateau boisé…
Outre le milieu, Armand Frémont intègre l’imaginaire et les perceptions. Pour l’imaginaire il fait référence au paysage rêvé mais aussi au paysage mystérieux donnant un sentiment de peur comme les forêts souvent théâtre de contes fantastiques, de même le sentiment de solitude que l’on peut ressentir dans une forêt,bien qu’en fait entouré par la vie. Ces sentiments demeurent très subjectifs donc difficile à étudier et par là même peu mis en avant.
Il en va de même pour la perception, le regard subjectif que porte l’observateur différencie les paysages non plus matériellement mais dans l’esprit des individus : un même paysage dans la réalité, différents observateurs, différentes sensibilités donnent différents paysages. Le regard subjectif ne dépend pas seulement de la sensibilité mais aussi du rapport de l’individu avec le paysage, un paysan et un touriste ne vivent pas le paysage de la même façon et n’en attendent pas les mêmes choses. L’utilité du paysage comme outil de travail ou cadre de loisirs entraîne des perceptions différentes et des intérêts antagonistes. D’ailleurs le projet de parc naturel montre cet antagonisme puisque la majorité des agriculteurs de cette région semble défavorable à ce parc, par peur de ne plus pouvoir modifier le paysage qui pour eux est un outil de travail. Alors que le projet exalte les traditions du pays, la verdure purifiante, le calme opposé aux trépidations et pollutions de la ville, tout cela dans un but touristique. Cette vision du parc s’applique d’ailleurs au parc naturel régional Périgord Limousin qui met en évidence des valeurs d’autrefois comme les feuillardiers bien qu’aujourd’hui seul un ou deux feuillardiers travaillent encore justement pour ce tourisme ; on met aussi en valeur différents paysages comme le bocage et les massifs boisés, paysages vécus par les habitants comme des paysages communs puisque quotidiens et qui y redécouvrent un intérêt avec le coup de projecteur du parc. De même, bien souvent un paysage que l’on voit pour la première fois et que l’on verra rarement dans sa vie et ce dans le cadre de ses loisirs est toujours exceptionnellement beau, en tout cas plus beau que le paysage vécu au quotidien, c’est le dépaysement.
Un paysage est à la fois un espace et un observateur.
Par tethys11 - Publié dans : Articles de géographie
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Lundi 21 mai 2007 1 21 /05 /2007 18:37
Fiche de lecture :
 
Le Paysage.
François Béguin,
Coll. Dominos, Editions Flammarion.
 
C’est lors d’un colloque pluridisciplinaire sur ce thème, organisé par la faculté de Limoges que j’ai pu découvrir le paysage comme un objet scientifique. C’est pour approfondir cette approche pluridisciplinaire que j’ai choisi cet ouvrage puisqu’il présente le paysage selon 3 visions différentes : celle de l’artiste, du géographe et de l’architecte.
Cette approche est très intéressante puisque rare sont les notions qui touchent autant de disciplines. En effet, outre les trois citées précédemment on peut élargir ou détailler le champ de recherche à l’histoire, la biologie, la sociologie, la pédologie, la géologie… Cela montre parfaitement ce qui caractérise le paysage, système où se mêlent divers éléments ou comme l’exprime Vidal de la Blache : « caractère commun d’individualité », ce sont ces éléments qui d’eux même et par leurs relations font le paysage.
Cependant pour un même paysage, le regard qu’y porte l’artiste, le géographe et l’architecte sont différents. Si il semble évident que l’artiste s’attache aux formes et couleurs qui font le paysage ce qui prédomine pour lui c’est le sentiment, les émotions qui se dégagent du paysage qu’il regarde ; cette perception est donc essentiellement subjective. De plus, l’artiste voit le paysage à un moment passager que ce soit dans la journée (aube, crépuscule…) ou à une saison ou autre phénomène météorologique, il n’y a pas d’analyse ou de recherche du paysage dans un temps plus long. L’artiste ne voit pas le paysage comme un système mais comme la confluence d’une humeur, d’une atmosphère et d’un lieu.
C’est l’effet du paysage sur la perception de l’Homme qui est analysé.
Si l’artiste s’intéresse à un moment précis du paysage, le géographe ne s’en contente pas et cherche à comprendre ce qui crée ce paysage à cet instant T, cela inclut une analyse de l’évolution de ce paysage dans le temps et une analyse de la composition de ce paysage à cet instant T. Mais le géographe ne se coupe pas totalement de l’art puisque la photographie ou même des œuvres picturales peuvent devenir des outils de travail pour le géographe. De plus le géographe intègre le sentiment que dégage un paysage lorsqu’il s’agit de l’attachement, d’une identification des habitants locaux à un paysage emblématique, remarquable.
 Le paysage est un objet très intéressant à étudier pour le géographe puisque son analyse fait appel à des connaissances très hétérogènes.
Le paysage est pour le géographe un système où il est le résultat d’une combinaison d’éléments divers et de leurs interrelations en y ajoutant l’effet anthropique.
Cette anthropisation fait évoluer l’analyse du géographe au fil du XXème siècle, j’entends par là l’histoire technique et industrielle qui bouleverse les paysages au fil de ce siècle. Début XXème c’est l’époque de la grande école de la géographie régionaliste française pour laquelle un paysage est associé à un pays, autrement dit à cette époque chaque région possédait ses propres caractéristiques paysagères que ce soit par le bâti ou par le mode d’agriculture, dans le paysage se lisait l’adaptation des hommes à leurs milieux respectifs.
A partir du milieu du siècle, avec la forte mécanisation de l’agriculture et le développement des transports longue distance et par conséquent celui des échanges la forte hétérogénéité régionale des paysages tend à s’effacer.
N’ayant plus besoin de créer une autosuffisance les pays, les régions se spécialisent, l’agriculture mécanisée modifie les paysages en les rendant homogènes et certains paysages régressent fortement comme le bocage, les paysages perdent de leur identité.
De nos jours, le paysage est perçu comme le visage de la surface terrestre qui s’offre à un observateur. On distingue moins des paysages régionaux que des grandes structures paysagères ou paysages-types.
Pour le géographe le paysage est donc l’idée d’un état actuel avec des traces plus ou moins visible de l’état passé de l’espace qu’il observe, c’est un enchevêtrement de strates.
L’architecte s’intéresse au rôle joué par le bâti au sein d’un paysage et à son intégration au cadre naturel, la sensibilité est alors importante dans son observation.
L’architecture régionaliste, j’entends par là, le bâti spécifique, caractéristique de certaines régions, de certains terroirs s’intègre dans la géographie régionaliste.
Aujourd’hui ce bâti revêt un aspect traditionnel que les sociétés s’attachent à conserver dans cette optique de préservation d’un paysage hérité, ce paysage qui nous rappelle notre histoire, paysage auquel on s’identifie, à tel point que parfois seul le bâti demeure pour témoigné du paysage traditionnel que l’on souhaite conserver et parfois ce bâti peut à lui seul engendrer une identification au territoire c’est le cas à Toulouse avec le bâti de briques d’argile rosé caractéristique du paysage urbain toulousain.
Si le paysage des architectes emprunte parfois à la géographie l’idée que les bâtiments participent à la définition d’une identité régionale, il désigne aussi les aspects généraux du milieu terrestre et permet de penser l’effet architectural comme une résultante de l’interaction entre le bâti et son milieu.
Donc la problématique à laquelle l’architecte essaie de répondre est dans quelle limite les objets peuvent-ils s’intégrer au paysage ?
Si ce travail utilise une méthodologie artistique, l’architecte contrairement à l’artiste intervient directement sur le paysage.
A la suite de ces trois visions du paysage, l’auteur s’intéresse à l’objet paysage et plus précisément à sa confrontation avec deux siècles de progrès technique et de bouleversements dans nos sociétés.
D’ailleurs l’intérêt porté aux paysages s’accroît depuis que l’industrie et l’agriculture mécanisée ont sensiblement modifiées la physionomie de ces paysages.
L’auteur définit très justement le paysage comme une fragile cohésion dont un seul nouvel élément peut ébranler l’ensemble ou parfois s’intégrer progressivement. C’est le cas par exemple de la Tour Eiffel qui à l’époque de sa construction choquait mais qui peu à peu fut acceptée dans les mentalités des gens comme faisant partie intégrante du paysage parisien jusqu’à devenir aujourd’hui un des monuments français les plus visités.
J’aimerai conclure sur deux idées, la première est le fait que l’on soit passé d’un paysage utile, dont on exploitait les ressources et donc qui était préservé comme une source de vie à une gestion de l’image aujourd’hui avec par exemple la valorisation de paysages remarquables.
Enfin, une transformation majeure qui est l’homogénéisation des paysages avec seulement des reliques de régionalismes paysagers devenant plus des conservatoires de paysages témoins, valeurs d’autrefois.
Par tethys11 - Publié dans : Articles de géographie
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